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Citadine multicolore

Festival Fantasia 2012 – A Little Bit Zombie ou mon obsession grandissante pour les zombies.

Laurence Lebel
21 juillet 2012

C’est un fait, je suis fascinée par les zombies. Ceux qui me connaissent depuis belle lurette savent que ma plus grande phobie est une invasion planétaire de zombies ou une épidémie microbactériologique qui ferait de nous des mangeurs de cerveaux. Bref, pour moi, la fin du monde, c’est pas le réchauffement planétaire, mais bel et bien une attaque digne des plus grands zombies du monde.

Trêves de plaisanteries, cette année c’est ma première expérience en tant que média au Festival Fantasia. Je suis donc une novice, une débutante, bref, c’est du nouveau pour moi. Et si ma mémoire est bonne, la dernière fois que j’ai été amenée à faire la critique d’un film, c’est dans mon cours de Cinéma du monde au cégep de Sherbrooke (shout out à ma prof’ Annissa Laplante by the way), alors vous m’excuserez si je manque de profondeur ou de rigueur! D’ailleurs, si vous avez envie de suivre d’autres histoires BangBangesques, je vous invite à lire les chroniques de ma collègue Claudia avec qui j’ai le bonheur de couvrir le Festival.

C’est donc en ce beau samedi ensoleillé que j’ai décidé, armé de ma passe trop VIP au cou, de me rendre à la première québécoise du film canadien A Little Bit Zombie du réalisateur Casey Walker. D’ailleurs, tout le cast & crew (ou du moins les plus importants) étaient dans la salle pour présenter le film. Entourée par la crème de la crème, je me sentais un peu comme Herby Moreau avant la grande première d’un film, mais le glamour en moins.

La projection du film a débuté avec un court-métrage animé assez réussi intitulé The Lady Paranorma et réalisé par Vincent Marcone. La courte histoire est narrée par Peter Murphy et y raconte le triste sort d’une femme solitaire qui est capable d’entendre le murmure des fantômes.

C’est enfin au tour de Little Bit Zombie de s’emparer de l’écran. Le film relate l’histoire de deux couples qui partent en weekend dans un vieux chalet familial, histoire de décompresser et de s’amuser un peu. Le premier couple est formé du délicat Steve et de l’exubérante Tina, qui se marieront dans moins d’une semaine. Tandis que le deuxième couple est formé de Craig et de Sarah, qui est la sœur de Steve et qui est incapable de supporter Tina. Ce que les couples ne savent pas, c’est que durant leur petite sauterie une horde de zombies est en marche dans les environs. Et, malheureusement pour notre ami Steve, celui-ci se fera piquer par un terrible insecte sanguinaire (un moustique) qui transportait du sang contaminé par un zombie. De fil en aiguille Steve subira une petite transformation et n’aura qu’une seule envie : manger de la matière grise.

A Little Bit Zombie est un film drôle, très drôle et bourré de punchs et de bonnes blagues. Les quatre protagonistes sont stéréotypés et chacun a sa propre couleur qui le caractérise assez bien, ce qui crée un bon équilibre à l’écran. Autant on a envie de kicker Tina au visage parce qu’elle est fatigante avec les préparatifs de son mariage, autant on a envie de donner un highfive à Sarah parce qu’elle a un bon sens de la répartie. C’est d’ailleurs elle qui envoie les meilleures lignes tout au long du film. Notre protagoniste, Steve, est aussi adorable qu’un petit animal. Sous sa naïveté et sa gentillesse se cache un homme qui voit ses besoins vitaux prendre le dessus et il est amusant de le voir dealer avec ça.

Les parallèles établis entre le fait de devenir un zombie et se préparer au mariage sont hilarants. Craig, le copain de Sarah, fera plusieurs allusions au fait que lorsque l’homme se marie, il a tendance à laisser sa virilité au congélateur. Steve passera donc sous le moulinet de Craig, car celui-ci ne manquera pas de lui rappeler qu’il mariera une folle qui risque de lui faire vivre un enfer. C’est d’ailleurs à se demander ce qui est pire entre se marier ou devenir zombie. À vous d’en juger!

Même si le scénario de A Little Bit Zombie est du déjà-vu, celui-ci est très bien ficelé. Avec des références cinématographiques à Evil Dead et Night of the Living Dead, il est clair qu’on ne s’ennuie pas lors du visionnement du film. Les scènes sont bien découpées et le rythme du film peut faire penser à un sitcom américain, de par la spontanéité des dialogues et des mises en situation. Les personnages sont constamment placés dans des situations assez rocambolesques et les manières utilisées pour s’en sortir sont mémorables.

En somme, A Little Bit Zombie de Casey Walker nous offre un 1h27 de pur plaisir zombiesque où humour et matière grise se mélangent à merveille.

4 cerveaux sur 5.

Un commentaire

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Laurence Lebel

Un vent de fraicheur dans ta moustache.

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