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Citadine multicolore

Osheaga, jour 1: la pire journée de ma vie (à date).

Laurence Lebel
4 août 2012

L’enfer existe tout le monde. Oh oui. Et croyez-moi, pas questions de Satan ou autre truc du genre. L’enfer, c’est maintenant Osheaga. Evenko a créé un monstre avec ce festival. Trop de gens partout. Beaucoup trop de gens partout. On apprenait la semaine dernière que le site du festival avait été réaménagé pour pouvoir y placer la Scène verte et la Scène des arbres un peu plus éloignées l’une de l’autre. Tout ça pour simplement éviter que le son de l’autre enterre le son de la seconde et aussi pouvoir accueillir le plus de monde possible par spectacle. Aussi, les organisateurs voulaient offrir aux festivaliers une expérience des plus palpitantes en reliant le côté A (Scène de la rivière et Scène de la montagne) et le côté B avec une passerelle, un pont, un escalier. Suite à cette annonce, les organisateurs ont voulu rassurer les gens en leur disant que ça ne prenait que 10 minutes passer du point A au point B et que l’installation de cet escalier rendrait la circulation plus fluide.

PIRE IDÉE À VIE EVENKO, OK?

C’est sûrement la pire idée à vie qu’Evenko a eu d’éloigner les scènes à ce point. Hier, après que moi et ma photographe profitions du soleil et de la foule monstre regroupée autour de la Scène verte pour le spectacle d’Of Monsters and Men, il a fallu qu’on se déplace vers la Scène de la rivière pour couvrir le show de Franz Ferdinand. Heureusement, on se disait que le show était seulement dans une heure et qu’on avait grandement le temps de se rendre à la scène et de souper devant. EUH NON. Cela ne nous a pas pris 10 minutes comme clamaient les organisateurs plus tôt cette semaine, non, cela nous a pris 1 HEURE. Oui, 1 heure pour seulement penser à réussir à atteindre les marches de ce foutu escalier. Résultat, nous sommes arrivés en retard pour Franz Ferdinand. Reste que la frustration était déjà bel et bien installée. Et là, je ne vous parle pas des lines-ups de cantines et de bière. C’était le bordel. LE BORDEL.

«C'est comme un camp de concentration, on avance, mais on sait pas où on s'en va.» Élise Jetté. / Crédit photo: Laurence Lebel

Non, mais j’ai quand même pu voir 2-3 shows tsé…

Quand j’ai compris que j’allais devoir faire un choix entre regarder tous les shows présentés du côté A ou celui du côté B, ma vie c’est simplifiée. Je n’allais CLAIREMENT pas me retaper tout ce trafic digne des camps de concentration pour un show ou deux. Non, comme dirait ma grand-mère: fuck off. J’ai donc passé ma soirée du vendredi à voir des shows dont je n’avais pas prévu en faire la couverture, alors vous m’excuserez si je vous namedrop pas le 3/4 des chansons et que je ne connais pas le nom du soundman.

Of Monsters and Men

Le spectacle du groupe islandais entamait tout de même bien le marathon Osheaga. Après avoir eu le choc de voir environ 8000 personnes fourmillées devant la Scène verte, j’ai compris qu’on n’avait plus affaire à un p’tit groupe underground/émergent. Le groupe s’est avancé sur scène, tout sourire, pour nous offrir quelques chansons de leur superbe album My Head Is An Animal. Impossible de ne pas faire un rapprochement entre le son d’Of Monsters and Men et celui d’Arcade Fire. L’orchestration, les violons, les rythmiques et le mélange des voix font énormément pensé au groupe montréalais, ce qui n’est pas une mauvaise chose. La foule s’est plu à chanter en coeur avec la chanteuse à plusieurs moments dans le spectacle, mais il va sans dire que le meilleur moment a été lors de la chanson «Little Talks», qui est le premier succès du groupe. Of Monsters and Men a offert un spectacle sans faille, amusant et entraînant et qui était parfait sous le soleil.

Of Monsters and Men. / Crédit photo: Élise Jetté

Of Monsters and Men. / Crédit photo: Élise Jetté

Franz Ferdinand

Bien que je sois arrivée 20 minutes après le début du spectacle (merci escalier de l’enfer), j’ai quand même pu apprécier quelques chansons du groupe écossais Franz Ferdinand. Plusieurs disaient que le groupe n’était plus de l’heure et qu’il ne pesait pas lourd dans la programmation. HÉ HO! On parle quand même de Franz Ferdinand ici, ces Écossais moustachus ne tournent peut-être plus sur les radios, mais leur musique reste quand même géniale. Et puis, la foule compacte et dansante témoigne aussi du bonheur qu’avaient les spectateurs à retrouver le groupe. On a eu droit à «Do You Want To», «Ulysses», «Take Me Out» (qui, l’espace d’un moment m’a rappelé mon secondaire 5, y’a de ça 7 ans.) et en finalement la chanson «Fire» où le groupe s’est gâté en faisant quelques solos de percussions en rond. À travers tout ça, quelques nouvelles chansons qui nous laissent espérer un prochain passage dans une salle montréalaise. Hourra!

Franz Ferdinand / Crédit photo: Élise Jetté

Franz Ferdinand / Crédit photo: Élise Jetté

Florence + The Machine

De prime abord, je ne suis aucunement une fan de Florence + The Machine, même si j’ai les 2 albums. C’est que j’ai essayé de l’aimer et d’apprécier sa musique, maiiiiis, non, ça marche pas. Sur album, je la trouve trop lyrique, trop orchestrale, trop grandiose, trop toute. C’est énorme, c’est gigantesque, ça me déstabilise. Étant donné que j’étais confinée au côté A du site, je me suis dit que j’allais lui donner une chance. Et bien j’ai été la première surprise. Quel show! Oui, oui! Quel show! La belle (parce que j’ai beau ne pas aimer ben ben sa musique, Florence a quand même un look d’enfer!) est entrée sur scène vêtue d’une longue robe noire, ses cheveux roux feu noués en chignon et un grand, très grand sourire au visage. Florence et ses machines allaient nous offrir 1 heure de show de fou. Moi qui pensais qu’elle allait rester statique derrière son micro à chanter ses chansons, et bien non, au contraire, Florence gambadait d’un côté et de l’autre de la scène les bras ouverts à faire chanter la foule et nous dire à quel point on était beaux. (On l’savait, mais bon, c’est nice de se le faire dire!). Il était tellement agréable de voir son grand sourire affiché sur les deux écrans de la Scène pendant que la foule chantait «Dog’s Day Are Over» et «Shake It Out» où la finale a été offerte en version électro. Ok Florence, tu m’as convaincu et j’ai bien hâte de te (re)voir au Métropolis.

C’est donc ce qui a conclu ma première journée d’Osheaga. Je suis revenue chez moi, les pieds aussi sales qu’un hobbit et la frustration au coeur, mais bon, y faut c’qui faut.

Florence + The Machine / Crédit photo: Élise Jetté

À ne pas manquer samedi

Portugal. The Man

Kandle

Black Lips

Dumas

SBTRKT

Avec pas d’casque

Feist

Snoop Lion (haha!)

** Pour voir la journée en photo, c’est juste ici l’ami -> http://citadine.bangbangblog.com/2012/08/04/osheaga-en-images-jour-1/

3 commentaires

Citadine multicolore

Laurence Lebel

Un vent de fraicheur dans ta moustache.

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